Pau : un chauffeur de taxi a refusé de prendre un aveugle et son chien-guide

Pau : un chauffeur de taxi a refusé de prendre un aveugle et son chien-guide

14 octobre 2018 0 Par Miliabéarn

Le chauffeur de taxi passera en commission de discipline mardi à la sous-préfecture de Bayonne.

« Je n’ai pas une voiture à 80 000 € pour mettre des p… de clébards dedans ». Voilà comment une personne malvoyante et son chien-guide ont été accueillis en mai dernier par un chauffeur de taxi à Pau (Pyrénées-Atlantiques) rapporte La République des Pyrénées. Pour cette agression verbale le chauffeur de taxi passera finalement en commission de discipline mardi prochain.

Selon le quotidien régional, les faits sont survenus le 16 mai dernier, boulevard Alsace-Lorraine, à Pau lorsqu’un chauffeur a refusé d’embarquer cet habitant d’Orthez, non-voyant depuis 2003, sous prétexte qu’un chien guide l’accompagnait. Après une pluie d’injures, le chauffeur se ravise et conduit le malvoyant et son chien à la gare.

Épaulé par l’Union des aveugles et déficients visuels (Unadev), la victime, choquée par les propos tenus par le conducteur du taxi, avait signalé dès le lendemain des faits le comportement du chauffeur à la préfecture.

« Notre bénéficiaire venait de terminer ses activités avec nous quand nous avons attendu le taxi ensemble. Dès que le chauffeur de la société des taxis palois a aperçu le chien-guide, l’homme s’est mis à hurler comme un fou alors que j’avais prévenu la compagnie en amont de la présence d’un chien », explique Claire Laurentie, animatrice socioculturelle du centre Unadev, marquée par l’incident.

Expulsé d’un Monoprix à Marseille

Le 21 septembre, un aveugle accompagné de son chien guide, a été expulsé d’un Monoprix à Marseille.

Le 21 septembre dernier, le jeune Arthur avait été expulsé. Le gérant avait notamment refusé de regarder le certificat de malvoyant. L’affaire avait provoqué un tollé.

Le magasin marseillais d’où a été expulsé un malvoyant accompagné par son chien le 21 septembre a fermé ses portes au moins jusqu’à lundi, en raison des insultes et du harcèlement dont était victime ses salariés, rapporte France Bleu Provence, vendredi.