Tribunal de Pau : un instituteur jugé pour violence sur un élève

Un professeur des écoles était jugé jeudi 3 octobre à Pau (Pyrénées-Atlantiques) pour “une forte poussette” sur un élève de CP.

Un instituteur est jugé ce jeudi pour des violences sur un élève. Cet homme de 65 ans comparaît devant le tribunal correctionnel de Pau. Le 22 décembre 2017, il a rudoyé un élève de 7 ans, dans une école de l’agglomération de Pau. Ce n’était pas un élève à lui. Il était juste de passage dans sa classe.

Un instituteur de l’ancienne école. Jean-François D., jeune retraité de l’Éducation nationale, comparaissait jeudi 3 octobre, devant le tribunal de Pau, pour avoir vigoureusement sorti de sa classe un élève de 7 ans, rapporte Sud-Ouest. Les faits remontent au 22 décembre 2017. Le petit garçon en question, alors élève de CP, obtient l’autorisation de sa maîtresse d’aller distribuer, avec l’un de ses camarades, des gâteaux dans les autres classes de l’école des Lilas. Mais le duo s’est heurté à la sévérité de Jean-François D. Alors que la récréation de 10 heures allait sonner, le professeur des CE2-CM1, demande aux deux élèves de patienter avant de distribuer leurs gâteaux. Mais l’un d’eux fait fit de la consigne et se retrouve rapidement assailli par tous les élèves la classe.

Furieux, Jean-François D. aurait alors attrapé avec vigueur l’élève pour le faire sortir de sa classe, le faisant tomber au sol, détaille le quotidien régional. Résultat des courses : le jeune garçon s’en sortira avec deux hématomes sur le front et des contusions au coude et au genou. Face aux juges, Jean-François D., se défend d’avoir frappé l’enfant, mais reconnaît que “la poussette a pu être ferme parce qu’il a résisté”.

Des antécédents

Avant de rendre son verdict, le tribunal s’est intéressé aux quarante années de carrière de l’instituteur. Malheureusement pour lui, cet incident n’était pas un cas isolé. En 1992, Jean-François D. est contraint à la mutation après avoir tiré les cheveux d’un élève. En 1999, nouveau changement d’établissement après un coup au visage au directeur de l’école. Puis une gifle à un élève en 2005 le contraint une nouvelle fois au départ. Enfin, son avant-dernière école l’avait également poussé vers la sortie pour avoir privé de récréations un élève agité, énumère Sud-Ouest.

Jeudi, la procureure a alors réclamé trois mois de prison avec sursis pour Jean-François D alors que son avocat a plaidé la relaxe. Le tribunal le condamnera finalement à 2.000 euros d’amende, dont la moitié avec sursis, considérant qu’une “forte poussette” est bien une violence volontaire.

Author: créabéarn

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