Que les parents se séparent ou non, il y a de toute façon une fin et un début. Parce qu’avant la séparation, on se rend compte que les choses ne peuvent pas continuer comme ça. La fin est là. Peut-être qu’un couple va trouver un nouveau départ ensemble, définir un nouveau chemin commun pour eux-mêmes. Mais cela ne fonctionne pas toujours.

Les enfants enregistrent les comportements de l’environnement dans lequel ils ont confiance et les utilisent pour remplir leurs expériences.

Un début plein d’espoir, pas une fin terrible.

Quelle est la richesse de ce trésor, si les parents peuvent faire comprendre à leurs enfants que le mot “fin”, qui peut provoquer l’impuissance et la peur, peut être bien mieux remplacé par l’image du futur et le mot “début”, qui donne de l’espoir aux petits mais aussi aux grands.

Parce qu’un début n’est pas concevable sans une fin. Parce que le début du bonheur n’est pas possible sans la fin du malheur. Parce que c’est la vie. Parce que chaque enfant, chaque être humain est confronté encore et encore au changement de début et de fin. Pour toute une vie.

Plus tôt une personne apprend de manière positive qu’il ne s’agit pas d’une catastrophe mais de la vie, mieux c’est. Au lieu de disséquer encore et encore uniquement les scénarios d’horreur auxquels nous livrons nos enfants en cas de séparation, nous devrions nous entraîner à vivre une séparation de telle sorte que nous restions des parents.

Les partenaires qui poursuivent l’objectif de communiquer à l’enfant que notre position en tant que parents, notre amour, notre responsabilité et notre existence inconditionnelle envers l’enfant ne sont pas affectés par la fin du couple.

Les enfants ressentent la véritable situation
Présenter la séparation des parents comme une catastrophe pour les enfants n’empêchera pas un couple de se séparer si les conflits sont juste assez importants. Et s’ils le sont, ce n’est certainement pas la meilleure base pour rester ensemble.

Après tout, les enfants ressentent la véritable tensions entre leurs parents. Et voulons-nous vraiment leur faire comprendre que nous ne restons pas ensemble en tant que couple par amour, respect, reconnaissance et conviction ?

Le fait que les Danois comptent parmi les personnes les plus heureuses du monde, malgré le nombre élevé de parents séparés, est peut-être aussi dû au fait qu’au Danemark, seuls ceux qui ont suivi un “cours de divorce” peuvent obtenir un divorce : Les parents apprennent à contrecarrer les conséquences psychologiques négatives du divorce.

Apprendre aux enfants que (les divorces) ne sont pas effrayants, mais qu’ils font partie de la vie normale et qu’ils ont la responsabilité que cette vie entraîne. Envers nos voisins, mais aussi envers nous-mêmes. Une bonne base pour un nouveau départ.